De retour à Chouettes et hiboux

Chouette de Tengmalm

46,00 

Chouette en hêtre, garniture en granit rose. Perchée sur une branche. Veuillez cliquer sur l’image pour la voir en détail.

Plus que 1 en stock

Catégorie : Étiquettes : ,

Description

220px-aegolius_funereus-nest   chouette-de-tengmalm-2

Nom français : Chouette de Tengmalm ou nyctale de Tengmalm
Nom latin : Aegolius funereus
Embranchement : Vertébrés
Classe : Oiseaux
Ordre : Strigiformes
Famille : Strigidae
Genre : Aegolius
Espèce : funereus

DESCRIPTION : 

La chouette de Tengmalm est un rapace nocturne de taille comparable à celle de la chevêche d Athéna. Elle se distingue de cette dernière par une tête plus ronde et plus grosse. L’oiseau mesure environ 25 centimètres et son poids moyen est proche de 100 grammes pour les mâles et 160 grammes pour les femelles.
Le disque facial est bien marqué et rend la confusion impossible avec une chevêche. Le dessus du plumage est brun foncé avec des points blancs qui lui ont valu d’être appelée « chouette perlée » par les suédois. Le vol est rectiligne et non pas onduleux comme celui de la chevêche.
La chouette de Tengmalm est strictement nocturne. La période d activité comprend deux pics, l’un vers la fin du crépuscule, l’autre tôt le matin avant l’aube.

REPRODUCTION :

Le mâle chante dès le début janvier ou février, lors d’hivers particulièrement doux, en mars pour les autres cas.
Le chant se fait entendre à proximité immédiate du lieu de nidification, parfois de la cavité où le couple nichera.

La présence de la Nyctale, dépend en grande partie de la présence du pic noir dont elle utilise les loges inoccupées.
Néanmoins, elle adopte facilement les nichoirs, suspendus à une hauteur variable de 5 à 8 mètres.

La présence de la femelle est décelée grâce à sa réaction caractéristique de se présenter au trou d’envol dès que l’on gratte le tronc.
La moyenne de la ponte est variable ; mais en général, 4 à 6 œufs la constituent.
L’incubation commence dès le premier œuf et la femelle va donc les couver pendant environ 4 semaines.
Les jeunes resteront au ‘nid’ 15 à 20 jours et le quitteront pour se percher à proximité où les parents pourront continuer à les nourrir.
L’envol se fera pour les jeunes au bout de 4 à 5 semaines environ.

Lors de l’élevage des jeunes, la femelle maintient le nid très propre tant qu’ils sont réunis.Seules quelques proies en réserve et de rares pelotes sont observées lors de contrôles.
Mais dès le départ de la femelle la situation change radicalement, pelotes et déjections s’accumulent.

ALIMENTATION :

La chouette de Tengmalm préfère chasser dans les clairières ou dans les forêts ouvertes.
Elle se nourrit surtout de rongeurs forestiers, comme le campagnol roussâtre ou le campagnol agreste mais ne dédaigne pas quelques musaraignes et petits passereaux.
Notons toutefois que l’abondance de nourriture est corrélée avec le succès de la reproduction et donc de la fluctuation des effectifs.

HABITAT :

Les vieilles futaies sont un facteur important de la présence de la Nyctale. En effet ces arbres lui fournissent de nombreuses cavités de pic noir, cavités indispensables pour la nidification.
Une étude a noté que 98 °/° des nidifications réalisées l’étaient dans d’anciennes cavités de pic noir sur les hêtres.
La dépendance de cette ‘petite chouette’ à l’égard du pic noir et du vieux hêtre est fondamentale.
Les vieux hêtres sont des arbres âgés de plus de 120 ans, et dans une exploitation traditionnelle, ces arbres à cavités sont généralement abattus pourtant ils ne représentent que peu d’intérêt financier ou sylvicole.

Comme nous venons de le voir le biotope est un facteur important de la disparition de tous les oiseaux dits « caverneux » dont la Nyctale.

La seule véritable prédation est la martre, surtout lors de la nidification.
Sur les cavités rien ne peut se faire, par contre certaines variantes de nichoirs peuvent diminuer cette prédation.

La chouette de Tengmalm est une espèce typique de la taïga. Elle affectionne donc les forêts de résineux, surtout dans le nord de son aire de répartition et dans les zones montagneuses. Elle est inféodée aux vieux peuplements possédant des cavités favorables à la nidification.

Dans le Jura, c’est un oiseau caractéristique des hêtraies-sapinières et des hêtraies d’altitude. En Vanoise, elle se satisfait de la plupart des formations boisées d’altitude, de la hêtraie au mélézin. C’est la maturité du peuplement forestier, avec le maintien de vieux arbres, qui conditionne sa présence, en liaison avec la présence du pic noir, grand pourvoyeur de cavités. Dans les Pyrénées, les prospections menées durant les années 1970-1989 ont permis de trouver l’espèce dans des milieux forestiers assez variés : 50 % des observations se situaient dans des forêts de pins à crochets dominants, 30 % en sapin dominant, 5 % en pin sylvestre et 5 % en feuillus. La moyenne altitudinale des observations se situe vers 1 700 – 1 800 mètres, avec comme extrêmes 700 et 2 250 mètres.
A l’opposé en quelque sorte, elle se reproduit régulièrement sur quelques plateaux calcaires de Côte-d’Or, dans les combes froides boisées en feuillus (hêtres principalement), à des altitudes comprises entre 300 et 600 mètres. Dans les Vosges du Nord, elle niche dans des pinèdes, des forêts mixtes de feuillus et de résineux, voire des hêtraies pures (mais les résineux ne sont pas loin) à des altitudes comprises entre 250 et 350 mètres.
Globalement, on note ainsi une grande plasticité dans le choix de l’habitat : l’espèce se reproduit dans des futaies âgées d’essences variées, situées en altitude ou dans des cuvettes froides, avec des cavités favorables à la nidification.

REPRODUCTION : 

La chouette de Tengmalm niche dans une cavité d’arbre, souvent une ancienne loge de pic noir mais elle utilise volontiers les cavités naturelles. La ponte comprend 3 à 10 œufs, pondus à deux jours d’intervalle et couvés pendant 26 à 28 jours. Comme ce petit rapace se nourrit essentiellement de rongeurs, sa reproduction est liée à l’abondance de ces proies. En cas de pullulation, les pontes sont précoces et bien fournies. Lorsque les rongeurs font défaut, les nidifications sont rares.
De même, en cas d’abondance de proies, plusieurs nids peuvent être occupés à moins de 100 mètres de distance. Un cas exceptionnel concernait trois nichées élevées simultanées dans un même arbre.

Elle adopte facilement les nichoirs mis à sa disposition. Ceux-ci ont permis l’accroissement des populations dans des zones où les vieux arbres troués faisaient défaut.

ALIMENTATION :

La chouette de Tengmalm se nourrit essentiellement de micro-mammifères (mulots et campagnols) et capture rarement des oiseaux ou des insectes. 1 802 proies ont été identifiées dans les restes de 18 fonds de nichoirs utilisés en Côte-d’Or. Le campagnol roussâtre venait en tête (47 % des proies), suivi des mulots sylvestre et à collier (42 % pour ces proies, les deux espèces réunies).

PROTECTION (LPO) :

La chouette de Tengmalm, comme toutes les espèces de rapaces, est protégée en France, selon la loi du 10 juillet 1976 (arrêté d’application du 17 avril 1981) relative à la protection de la nature.

De plus, elle figure en annexe I de la Directive « Oiseaux » (n° 79/409 du 6 avril 1979). Cette directive européenne s’applique à tous les Etats membres de la Communauté, depuis le 6 avril 1981. Elle vise à assurer la protection de toutes les espèces d’oiseaux désignées en annexe I de la dite Directive et elle permet la désignation de Zones de protection spéciales, qui sont destinées à renforcer le réseau Natura 2000.

La chouette de Tengmalm figure également en annexe II de la Convention de Berne qui a pour objet d’assurer la conservation, au niveau européen, de la flore et de la faune sauvages et de leurs habitats naturels, notamment des espèces et des habitats dont la conservation nécessite la coopération de plusieurs Etats.

La chouette de Tengmalm est protégée par la CITES ou Convention de Washington (annexe II : liste des espèces qui, bien que n’étant pas nécessairement menacées actuellement d’extinction, pourraient le devenir si le commerce de leurs spécimens n’était pas étroitement contrôlé). Cette Convention sur le commerce international des espèces est un accord international entre Etats qui a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent.

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Chouette de Tengmalm”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez peut-être aussi…

Hibou grand duc
Hibou grand duc
En hêtre, sculpté dans la masse. Sculpté plume par plume, puis verni. Socle en chêne. Serres en fil de cuivre de 1mm d'épaisseur. Décoration ramassée sur l'estran en Manche.L 64 mm, l 40 mm, h 40 mm.  
52,00  Ajouter au panier
Chouette Harfang
Chouette Harfang des neiges
Chouette en hêtre sculptée dans la masse, serres en fil de cuivre de 1mm de diamètre. Il existe une version sans serres et nature (sans vernis). Dimensions des pièces :
  • Mâle : L 40 mm, l 50 mm, h  24 mm,
  • Femelle L 50 mm, l 94 mm, h 14 mm.
52,00  Ajouter au panier
Chouette chevêche
Chouette chevêche
Dimensions : L 56 mm, l : 24 mm, h : 52 mm. Chouette chevêche d'Athéna, sculptée en bois de hêtre, les serres sont en fil de cuivre de 0,7 mm de diamètre. Deux versions possibles soit sur support granit, soit sur écorce. Peut faire partie d'une collection, nous avons plusieurs chouette et hiboux dans notre catalogue. Explications sur la vie de l'oiseau en cliquant ici. Chouette chevêche Vous pouvez être tenus au courant de nos actualités en recevant notre newsletter, inscription ici : [wysija_form id="1"]
46,00  Ajouter au panier